Le chasseur, flunch et le sanglier (ou le salaire à vie selon B.Friot)


#1

Alors je suis tombé sur un mec, il va te faire réapprendre ton prénom tellement que ses idées te retournent le bulbe.

J’ai été cette semaine au siège du PC du 12e arrondissement, repaire de cégétistes patentés, afin d’échanger avec le sociologue et économiste Bernard Friot. Pour égayer le tout, je vais la jouer fable de La Fontaine (à ma mesure hein, moi je suis juste un p’tit robinet) : le chasseur, flunch et le sanglier.

Cette fable dont tu peux être le héros, ça commence un peu comme si gamin ta mère te faisait bouffer du Flunch all days et qu’un jour, tu voyais un vieux papi cuisinier-chasseur qui te parlait de la recette du sanglier baignant dans une sauce myrtille, avec un petit bourgogne Morey-Saint Denis et que tu commençais à trouver qu’on se fout quand même un p’tit peu de ta gueule.

  • “Ouiiiiiiiiii euh yen a ki son mor pour ke tu manges du Flunch tout les jouuuuuuurs, ne pas vouloir en mangé c’est renier 50ans de combaaaaat euh ouiiiiiii, en Corée du Nord euh…!”

  • Calme toi Gastophe !

Alors je suis allé à la cabane de chasse (les mecs ont des cabanes), on n’est pas plus con qu’un autre. BAH OUAIS GASTOPHE MAIS FAUT BIEN QU’IL Y EN AI QUI CHASSENT POUR QUE TU PUISSES BOUFFER DU SANGLOCHON ! PARCE QUE CA FAIT 70 ANS QUE TU CROIS QUE LA VIANDE POUSSE AU SUPERMARCHE, VA FALLOIR SE SORTIR LES WADS, OU BOUFFER VEGAN !

Ayant appris que le vieux chasseur Friot allait présenter son menu dans une Cabane des Guerriers Transis parisienne, j’y suis allé, l’arbalète sur l’épaule.
Tu te retrouves dans une enceinte remplie d’initiés, et tu te dis que tu vas être au cœur du projet, que tu vas pouvoir tâter de la crosse de Famas afin de faire ton Jihad à toi, Allahu Akbarbak. Mais très très vite, tu vois qu’il va falloir t’y mettre directement toi.
Ils passent tous leur temps à se renvoyer les responsabilités de leurs combats perdus, à se perdre en luttes intestines et d’étiquettes. Ca tire la liquette à soi que ça en est gênant.

Cependant, le vieux chasseur émérite Bernard Friot est venu présenter son menu, et qui avait l’air appétissant. Amuses-gueules :

  • Beignet PIB "2000 Milliards " frits dans le beurre de “subvention de l’investissement” à la poêle
  • Salade “Seul le travail est créateur de valeur économique” avec sa sauce " La propriété lucrative est donc une ponction sur le travail d’autrui"
  • Petits fours “sécurité sociale” sur un lit de “cotisations sociales”

Déjà tu sens que le mec a un enseignement ancestral et va te faire une clé de papilles, qui va t’immobiliser la langue (et t’exproprier de ton palais). Quand tu l’entends parler papy, tu sens que s’il se fait entendre fort, le cour d’Agapes Restauration va baisser sec !

Le truc le plus choquant c’est la recette et les ingrédients de son plat favori « LE SALAIRE A VIE », alors que Flunch, pendant que tu crois que tu vas bouffer la même chose, te propose le « revenu de base par financement » (fais gaffe j’ai écrit en minuscule, c’est de la manipulation, ça va t’inciter à croire que le Salaire à Vie, c’est mieux !) !
Parce que là-dessus, il est très clair.
Papy chasseur il est pas content et se bat contre « le revenu de base » EN TANT QU’IL EST une « roue de secours du capitalisme » ! Ca n’est pour lui PAS une alternative au fonctionnement capitaliste du travail (« à la pratique capitaliste de la valeur ») alors qu’il voit très bien que les gens qui veulent « le revenu de base », le veulent dans une volonté d’émancipation et de maitrise de ce qu’ils produisent «Bah oui, avoir un Salaire ou Revenu, peu importe, mais tous les mois, c’est génial, hein d’accord ! ».
Et il voit très bien que les gens qui y croient, ne le font que parce qu’ils ne voient pas l’émancipation abyssale réellement possible dès aujourd’hui en ne faisant que COMPRENDRE (et donc défendre) comment cuisiner sa barbak journalière à la sauce « Salaire à Vie ».
Concentre toi, et essaye de comprendre !

Liste d’ingrédients préalables capitale :

  • 700ml d’Investissement ‘made in subventions’ de préférence

  • 20g de Propriété privée (à manipuler avec soin quand même, il y a un super arôme dedans, mais 'faut pas parler fort)

  • 3L d’Emploi qu’il va falloir faire évaporer et dont on va récupérer la force contenue

  • Un four Thermostat 4 gradué en Niveau de Qualification.

Tu te dis que tu comprends pas ou alors que jusqu’ici rien de nouveau, c’est la merde etc… mais ça c’est parce que tu est allé bouffer à Flunch toute ta vie mon gars. Parce que quand papy commence à mettre les mains dans le plat, tu fais de la résistance, parce-que tu t’imaginais pas que tu pouvais faire tout ça avec ces ingrédients. La cuisine, c’est un art, donc je vais devoir te détailler deux trois choses à chaque étape de la recette.

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ETAPE 1 : L’INVESTISSEMENT

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Recette Flunch :
Allez acheter vos ingrédients sur le marché, ou le supermarché dans lequel votre restaurant Flunch est implanté. Ou faites-vous prêter de l’argent pour pouvoir acheter en gros, pour prendre de l’avance sur vos concurrents.
Pour obtenir de l’argent pour investir, les entreprises doivent trouver de l’argent à des prêteurs, emprunter l’argent sur des marchés financiers, ou faire des crédits. Bah ouais l’argent ça tombe pas du ciel, et c’est pour ça que l’on a besoin des plus riches parce que sinon on pourrait pas avancer ! Et en plus, il faudra que tu rembourses PLUS, car ces riches auront pris des risques à te prêter de l’argent (qu’ils se sont accaparé sous le droit de propriété lucrative avant) hé. C’est logique. Du coup on te donne un revenu de base comme ça tu pourra faire face.
-La propriété “quoi?”
-Lucrative. Bouge pas, ça arrive.

Recette Papy chasseur :
Trouvez tous les ingrédients nécessaires dans la MUTUALISATION de toutes les productions locales de chez vous.
Augmentez les cotisations sociales au maximum afin que toute la valeur qui est produite dans les entreprises soit cotisée dans différentes caisses, qui subventionneront les salaires (caisse des salaires), les investissements (caisse d’investissement), qui rendront des autres services gratuits (transports, eau, électricité, logement…) (caisse… bah de gratuité), et surtout, rendront les actionnaires et les prêteurs inutiles !!! .
Ce qui fait que nous gagnerons à l’échelle du pays 300 Milliards d’euros d’investissement par an (en plus des 400 milliards actuels) pour toutes les entreprises, qui pour l’instant sont récupérés sous forme de profit par les Propriétaires lucratifs des entreprises. Donc ouais, ça va presque doubler.
En plus de ça, celà va changer tous les rapports entre la valeur ajoutée d’une l’entreprise et les salariés y travaillant. Ce qui pourra permettre à une entreprise ayant une petite valeur ajoutée, d’embaucher plus que ce qu’elle peut faire actuellement, car ce ne seront plus les entreprises qui payeront leurs salariés directement. Les entreprises cotiseront à des caisses, qui à leur tour, paieront les salariés.
-"Ouais mais ça marchera jamais ! "
-"Sais-tu Gastophe que nous avons déjà fait ça en France? Avec la sécurité sociale ! On a augmenté les cotisations sociales afin de SUBVENTIONNER la construction de tous les CHU de France, SANS CREDIT, SANS PRETEUR, SANS INTERETS A REMBOURSER. Il suffit de généraliser ce processus ! Ca a été géré par les salariés eux-même, et ils ont géré l’équivalent de la moitié du budget de l’état ! "

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ETAPE 2 : LA PROPRIETE PRIVEE

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Recette Flunch : Le revenu de base (préparation 5 min - cuisson 2min30)

“Pour que vous nous permettiez de voler un boeuf, ils faut que l’on vous laisse voler un oeuf !”
Laissez le flou dans cette notion, et laissez la propriété privée entière sans jamais faire en sorte que l’on se pose de question sur les effets. Faites bien cuir le bloc “propriété privée” sans l’ouvrir, afin que tout cuise et se durcisse, mélangé et figé.

C’est vrai que si on ne veut pas décortiquer ce que signifie “propriété”, alors on est bloqué avec ce problème. On ne peut pas se dire “il ne faut pas qu’on puisse être propriétaire” sans se dire “ouais mais c’est la merde de ne rien avoir à soi quand même!”
On va pas perdre de temps à considérer plusieurs formes de propriété, le temps c’est de l’argent, et il faut satisfaire la demande.
"Chez Flunch, on cuit tout ensemble, de toutes manières, ça finit bien dans l’estomac tout mélangé !! "

Recette Papychasseur : Le Salaire à Vie (préparation 50 ans - cuisson 30 ans)

Prenez la propriété privée, et séparez la PROPRIETE LUCRATIVE et la PROPRIETE D’USAGE, afin de faire monter en volume la propriété d’usage. Débarassez vous de la propriété lucrative !

Etre propriétaire d’un bien, c’est DECIDER de l’avenir de ce bien.

-Si tu tires un revenu du simple fait d’être propriétaire d’un bien (tu loues un appart, une bagnole à quelqu’un), c’est de la PROPRIETE LUCRATIVE.
-Si tu habites dans la maison dont tu es propriétaire, et que donc tu ne tires pas de revenu de cette propriété, c’est de la PROPRIETE D’USAGE (car tu t’en sers, tu en as usage).

Un actionnaire, un prêteur, (l’EMPLOYEUR quoi) est le propriétaire lucratif d’une entreprise. c’est à dire qu’il va s’octroyer le droit de récupérer du profit POUR LA SEULE RAISON QU’IL EST PROPRIETAIRE DE L’OUTIL DE TRAVAIL. Or, le profit est prit sur la VALEUR AJOUTEE (valeur économique) de l’entreprise, et SEUL LE TRAVAIL est créateur de valeur ajoutée (valeur économique). LA PROPRIETE LUCRATIVE EST DONC UNE PONCTION DU PROPRIETAIRE SUR LE TRAVAIL D’AUTRUI, SUR LA VALEUR CREE PAR D’AUTRES.
Et alors déjà là, tu te dis “Mais, s’il n’y a plus de patron, comment on va faire?”
AHAAHHHHHHHHHHHHH PUTAIN ! Arrête avec ton mot de “patron”. On parle de propriétaire légale de l’entreprise, pas du supérieur hiérarchique. Donc oui, s’il n’y a plus de propriétaire lucratif des entreprises, alors ENFIN, les employés pourront être CO-PROPRIETAIRES D’USAGE DE L’ENTREPRISE, c’est à dire DECIDER EUX-MEME ET ENSEMBLE de ce qui va être produit, pourquoi, comment, avec qui etc… et ils pourront même élire ou désigner un patron afin de mieux coordonner leurs actions, s’ils décident que c’est mieux pour eux !! Et aussi, la propriété est toujours “privée” ou elle n’est pas, donc arrêtons ces débats à la bouffe moi l’zboub sur “l’abolition de la propriété privée” ! S’il vous plait !

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ETAPE 3 : 3L D’EMPLOI

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Recette Flunch (préparation 500 ans - cuisson 200ans)

Faites bouillir
L’emploi est rare et cher, et s’évapore vite. Plus sa date de pérremption est éloignée, plus il est cher, et moins il s’évapore.
Mais le but étant le plein emploi dans cette recette, mettez le maximum d’emploi dans le mélange en espérant que tout ira bien au final. Versez le maximum d’emploi possible, et quitte à en mettre avec une date de péremption plus rapprochée, plus il y en a en quantité, mieux c’est !
Mais vous savez dans notre société, ce qui compte maintenant c’est de bouger, de passer d’un emploi à l’autre, donc un revenu de base va devenir indispensable pour les travailleurs itinérants !
C’est pourquoi, Flunch vous propose plusieurs formules de revenu de base: la formule RSA à 600 €/mois, la formule SMIC à 1000 €/mois etc… Mais du coup, les salaires directs vont baisser parce que “Vous avez déjà des sous qui tombent tous les mois hein, c’est la crise, je peux pas vous payer plus”

Recette Papy chasseur :
Papi nous dis : « Se battre pour le plein emploi, c’est se battre pour plein d’employeurs , plein de propriétaires lucratifs, marché du travail fonctionnant à plein.» Il faut donc SUPPRIMER L’EMPLOI, et en extraire l’arôme qu’est la maîtrise de son travail, saveur « SALAIRE A VIE »
Prenez l’emploi, et décortiquez le afin d’en garder le meilleurs et d’en sortir le pourri. Ca change le goût crois moi bien.
L’EMPLOI est une pratique du TRAVAIL (emploi et travail sont deux choses différentes) dans laquelle la QUALIFICATION donnant droit au SALAIRE est affectée à une “chose” qu’est le POSTE DE TRAVAIL. L’EMPLOYEUR est le PROPRIETAIRE du poste, et donc il DECIDE de créer ou pas d’autres postes, et donc DECIDE du nombre de personnes ayant droit à un SALAIRE. Dans la fonction publique, la QUALIFICATION est rattachée à la PERSONNE et non au poste de travail. Ce qui fait que si tu perds ton poste, tu gardes ton SALAIRE. Attribuons donc une QUALIFICATION à toute personne dès 18 ans (en nous inspirant du modèle de la fonction publique) comme étant UN DROIT ECONOMIQUE et qui ne pourra qu’augmenter durant notre vie , donnant donc droit à tous à un SALAIRE A VIE !

  • Ouais mais bon la fonction publique ça donne pas envie, c’est quoi ton truc? Tous fonctionnaires?

-Alors écoute moi bien Gastophe, va falloir arrêter de réfléchir toujours en analogies toutes pourries. Tu comprends bien que le but est de récupérer ce système qui est déjà généralisé en France, avec son fonctionnement, et non de mettre tout le monde dans la fonction publique, pour des raisons simples; c’est un système anti capitaliste (sans propriété lucrative, sans actionnaires, sans chômage, avec la mesure de la valeur par la qualification des producteurs et non par le temps de travail et SURTOUT qui est déjà présent EN MASSE dans notre putain de pays !!! - Ah ouais d’accord, comme ça je comprends mieux, c’est vrai que j’ai tendance à faire des raccourcis à la con ! »

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ETAPE 4 : CUISSON - LA MESURE DE LA VALEUR

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Recette Flunch :
Mesurez la valeur de votre plat au temps de cuisson, au temps de travail, à ce que vous voulez mais pourvu que ça soit du temps ! Chez Flunch, nous mesurons la valeur d’une production par le temps de travail qu’il a fallu utiliser pour produire cette production. Car le TRAVAIL qu’il a fallu mettre en oeuvre est de plus en plus cher plus il dure. Et pour mieux vous satisfaire en temps que clients, nous allons faire en sorte de réduire le temps passé par unité produite, afin que notre buffet soit plein à craquer mais toujours aussi bon !!

Recette Papy chasseur :
C’est probablement le point le plus complexe de la recette. Contrairement à Flunch, nous ne voulons pas que le SALAIRE soit attaché au poste de TRAVAIL et donc au temps de travail. Nous voulons que les SALAIRES soient une contrepartie de la QUALIFICATION des travailleurs. Donc si les travailleurs sont tous porteurs d’une qualification personnelle déterminant le niveau du salaire qu’ils vont percevoir, sans AUCUNE contrepartie immédiate de devoir passer plus ou moins de temps à produire une chose, alors nous serons à même de considérer que c’est bien la QUALIFICATION du producteur de cette valeur qui sera base de considération, et non plus le TEMPS passé à la produire, et SURTOUT, que la volonté de produire la chose en question viendra bien du travailleur lui-même.
La contrepartie sera de devoir justifier d’une activité et/ou d’une démarche pendant un certain temps si on veut monter en qualification, se présenter devant un jury de qualification (composé de citoyens, et de Johnny Bagarre) qui regardera notre parcours et qui décidera de nous faire monter en qualification (et donc en salaire).

Friooooooooooooot, il a tout compwioooooooooo’ !!!

Ce dernier point de la mesure de la valeur mérite une attention mais est encore basé sur une appréhension arbitraire de la valeur, en essayent de se baser sur un système qui a déjà existé en France pendant une centaine d’année.
Voir la Théorie Relative de la Monnaie (TRM) pour une autre proposition pour estimer la valeur, et je pense que j’aurai l’occasion d’en parler de manière sérieuse et approfondie.

Donc ouais, le mec explique sa recette et ça fait froid dans le dos de se dire qu’on est assez cons pour ne pas vouloir bouger pour bouffer du SALAIRE A VIE jusqu’à notre mort!!!

Et même les autres chasseurs, tellement fiers d’être chasseurs, préfèrent chanter les louanges de leurs ancêtres chasseurs qui ont gagné plein de combats contre de gros gibiers, en oubliant qu’ils n’ont même pas de balles dans leurs fusils actuels. Ca donne envie d’ouvrir soi-même sa société de chasse, et d’aller faire des battues à Matignon, à l’Elysée, à la concorde etc…
Parce qu’on en a besoin, et tout particulièrement en ce moment. Si même mes grands parents ne vont plus voter, c’est qu’on est bien dans la merde jusqu’au cou les copains. Donc il va s’agir de commencer une légère rotation des doigts, afin d’entamer un processus d’évacuation de ces derniers de nos zones annales respectives, et ce, même si l’effet d’aspiration se fait ressentir.

Alors à tous les Gastophes qui désirent se braquer plutôt que d’essayer de comprendre, à tous les chasseurs tellement fiers d’en être sans jamais se rendre compte de l’inefficacité de leurs actions, il va falloir se sortir les poings de la besace, et commencer par comprendre les papis chasseurs qui vous proposent pour une fois un vrai menu, bio, durable, qui a du sens, et encore plus quand ils viennent chez vous.
Et s’il vous plait, arrêtez d’éviter les sujets essentiels avec vos guerres intérieures de merde. Rien à foutre que Gégé ait plus tisé que Gastophe le mois dernier, MERDE !

Alors prenez le temps de voir et de comprendre ce que Papi Friot vous propose, on y gagnera tous pour une fois.
Cela permettrait DES AUJOURD’HUI avec les comptes actuels, à tous les adultes de plus de 18ans, de percevoir A VIE un salaire allant de 1500 Euros/mois, jusqu’à 6000 Euros/mois, ALORS QU’AUJOURD’HUI SEULEMENT 1 ACTIF SUR MILLE TOUCHE PLUS DE 8000 Euros/mois. Même ceux qui ne pensent qu’au pognons seront gagnants!
PUTAIN ON ATTEND QUOI? QUE VALLS NOUS LE PROPOSE?
Tenez, il va vous expliquer tout ça bien mieux que moi.

Et prend un café !!!

Interviews:

Revenu de base / Salaire à vie : quelle différence ? - Bernard Friot

Bernard Friot : Le salaire du bien commun, à vie et évolutif (Avant-Garde Economique)
Bernard Friot: Religion Capitaliste & Laïcité Partie 1/2

Article:

Revenu inconditionnel ou salaire à vie ?



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#2

Le menu est peut-être aléchant, mais avez-vous eu l’occasion de le gouter ?
Avez-vous uniquement entendu la recette, ou l’avez-vous vu mettre en pratique ?

Une question courante faite aux défenseur d’un revenu de base est :

  • Qui fera les taches ingrates ? (gérer les déchets d’une communauté par exemple, et ceux, que ces déchet soit des ordure ménagère ou des déchets nucléaire laissé là…) Dans le cas du salaire à vie, je ne vois que récompenser ces activité par une monté rapide en qualification (et du coup je renommerais qualification en reconnaissance sociale, puisque derrière qualification j’entend expertise, efficacité spécialisé) pour motiver pécunièrement des gens à le faire. Et si la motivation n’est pas pécuniaire dans un monde ou la pression monnétaire est importante, qui est prêt à accepter la pénibilité ou le risque vital de ses taches ingrates ? Des esclaves menacé de mort ? Ou des machines je pense. Et si on compte sur les machines, on a intérêt à faire de sacré progrès en recyclage pour rendre ce modèle réellement durable et résilient.

Et parlons recyclage, réemploi…
J’ai un vélo que je n’utilise plus, je prend le temps de le propose d’occasion sur un site de vente entre particulier, parce-que la valeur que je peux retirer de cette vente compense l’énergie que je met à lui donner une seconde vie. Si l’argent de cette vente va intégralement à une caisse de cotisation, et ne change rien à mon salaire à vie… Ce vélo risque de pourrir dans mon jardin ou garage jusqu’a ne plus être utilisable.
Certe, si je n’ai pas de pression financière me poussant à vouloir plus d’argent, vu que j’en ai déjà suffisement pour vivre, et que mon éthique me pousse au recyclage, je prendrais peutêtre le temps de dire “vélo ici” quelque part sur internet, mais ce quelque-part à intérêt à être très très agréable à l’usage si j’ai souvent des choses à donner/recycler. En effet, je ne prendrais pas le temps de rédiger une fiche attractive à chaque fois, de prendre des photo, de négocier un prix de vente… si la seule chose qui m’importe c’est que ça puisse servir, autant l’offrir (ce qui le sort de l’économie marchande et donc n’alimente pas les caisse de cotisation).

Si je suis boulanger, que c’est important pour moi de nourrir la population, comment je fixe mes prix ?
Choix individuel ? (sachant que je ne suis pas intéressé à la vente, là encore, autant faire gratuit)
Choix collectif ? (sachant que le salaire minimal est de 1500€, que l’allimentation correspond à 25% (peutêtre) du budget considéré comme normal pour se nourrir, et que le pain répond assez bien à certains besoin nutritif, mais pas à tous, mettons leu à la part du buget nourriture correspondant à la part calorico-nutritive don le corps à besoin… Ou gratuit si on est pas sur de notre coup, histoire de faire plus simple).
Si au final presque tout deviens gratuit parceque l’échelle à la quel il y a un interessement à vendre est trop éloigné du revenue individuel que constitue le salaire, alors il n’y a plus de budget pour financier les caisses. L’économie marchande se retrouve donc limité aux import/export avec les pays qui n’ont pas adopté ce modèle.

Bref, que l’idéal communiste “a chacun selon ses besoins”, idéalement combiné par “chacun fait ce qu’il souhaite” est alléchant, mais je ne vois pas de modèle de transition vers cet idéal qui me semble ne pas s’éfondrer en cours de route par manque d’évolution des consciences en faveur d’un bien commun… ou être plus distopique qu’utopique par un état totalitaire qui impose au peuple de faire ce que cet état considère comme nécessaire pour répondre au besoin du peuple, soit du capitalisme étatique à quelques détails près.

Du coup, quel chemin pour que l’éducation populaire sceptique pousse la population à servir ses intérêt collectif sans recréer un rapport de pouvoir oppressif, et en contrant le pouvoir oppressif déjà en place ?
Pour cela je crois plus en un revenu de base qui libère, même l’espace de quelques année, les esprits et leur permet de faire leur propre choix, qu’un système complet type salaire a vie qui est sensé décider pour tout le monde bien trop de chose à mon gout, trop de chose tant que la gouvernance n’est pas suffisamment modulaire et citoyenne pour que chacun s’y retrouve.

Pour ma part, avec 600€/mois inconditionnel, au contraire, il va falloir bien me payer pour choisir à quoi je consacre mon temps à ma place, pour que je priorise la volonté d’un donneur d’ordre à mes aspiration personnelle. Pourquoi ? Parce-que je sais vivre avec 600€/mois ce qui me permet réellement de dire non à qui me dirais “faite le sale boulot pour moi, et pour pas cher, c’est la crise et vous avez déjà 600€/mois”.
Et j’espère bien qu’avec un revenu de base, beaucoup apprendrais à faire de même.

Quelques réaction d’un partisan de l’égalité choisi plutôt qu’imposé, en faisant le paris que suffisamment choisirons l’égalité pour que les autres finissent par s’y rallier au moins indirectement, ne pouvant plus faire jouer les inégalité en leur faveur.

PS : une découverte récente qui m’a enthousiasmé en matière de modèle de société et de transition : https://www.revue-ballast.fr/le-municipalisme-libertaire-quest-ce-donc/