Module Galilée (Approfondissement de la TRM)


#1

Module Galilée.

(Approfondissement de la Théorie Relative de la Monnaie)

Aujourd’hui, je vais vous présenter un petit exercice que j’ai réalisé, qui se nomme “le module Galilée” qui a pour but d’approfondir notre compréhension collective de la forme que prend une monnaie libre dans le temps ainsi que notre compréhension de la Théorie Relative de la Monnaie (TRM) par la simulation numérique de comptes fictifs à Dividende Universels, et par le commentaire des résultats.

L’objectif principal de ce post est de montrer que l’on peut réaliser ce module, que l’on peut le commenter et en avoir une interprétation personnelle, et je vous conseille fortement, amis visiteurs qui êtes arrivés jusqu’ici, de réaliser ces exercices vous-même et d’en publier une interprétation personnelle également. Ce n’est qu’avec un grand nombre d’interprétation que l’on pourra se faire une idée plus précise de la forme qu’a une monnaie libre.

Le but est simple : Simuler des comptes sur tableur, les créditer tous les ans d’un Dividende Universel, d’observer sous plusieurs angles et en écrire une interprétation personnelle afin d’éclairer un potentiel lecteur qui voudrait comprendre, voire même réaliser à son tour ce module.

Pour nous tous qui ne sommes pas économistes ni professionnels de la finances, nous utilisons néanmoins tous de la monnaie tous les jours, et sommes pour une grande partie en manque de monnaie.
Nous sommes tous capables de regarder comment fonctionne la monnaie, nous sommes tous capable d’émettre des critiques sur son fonctionnement et son mode de création et d’émission.

Ce module est trouvable ICI.
D’autres modules Galilée ont été déjà réalisés ICI ou LA , publiés, commentés et le seront aussi dans le futur je l’espère.

  • Dans un premier temps, j’ai simulé des comptes fictifs de 3 individus, en leur ajoutant un Dividende Universel tous les ans, afin de voir le comportement qu’ils ont année après année.

  • Nous afficherons ensuite ces mêmes comptes en plusieurs unités de mesures différentes, afin de mettre en évidence que des mêmes phénomènes peuvent être affichés avec des unités différentes. Ca va mieux en le voyant quand même!

  • Nous allons ensuite simuler un “revenu de base” financé par une taxe dans le but de montrer qu’il existe une vraie équivalence entre taxation et redistribution d’une part, et création monétaire par Dividende Universel d’autre part, et que l’on peut arriver au même résultat au final.

  • Nous allons ensuite voir une simulation de 20 comptes co-créant leur Dividende Universel à échéance régulière qui vont échanger de la monnaie afin d’observer ce qu’il se passe mécaniquement dans un tel système. Dans cette simulation, les individus entrent progressivement dans le système monétaire, tous les 8ans. Le but ici est bien de montrer qu’une monnaie libre traite tous les individus de la même façon et ce, dans le temps également !

  • Nous verrons des évolutions quelconques de prix de quelques valeurs économiques sur plusieurs dizaines d’années, et nous allons les afficher depuis plusieurs référentiels différents (ou unités de mesure), afin de bien se rendre compte qu’il est entièrement possible et simple d’afficher des prix dans des unités de notre choix !

  • Nous terminerons ensuite par une petite conclusion sur les choix d’unité de mesure ainsi que sur la monnaie que nous désirons utiliser en tant que citoyens.

Attention, il ne s’agit pas ici d’une étude se voulant scientifique. Les données recueillies ici peuvent être contestées, il ne s’agit ici seulement d’un exercice entièrement personnel, dans le but d’insister sur les possibilités différentes d’interpréter des données, et de se poser des questions sur les référentiels utilisés. De plus, les échelles des graphiques sont constamment adaptées pour favoriser les comparaisons relatives des valeurs entre elles. Les courbes sont disponibles dans le fichier tableur (version LibreOffice)

ALLONS Y !

J’ai simulé ici des portefeuilles de 3 individus (ou 3 classes d’individus), dans le but de simuler le comportement mécanique, et les tendances qu’ils auraient, dans un système de création monétaire par Dividende Universel (DU). Dans cette simulation, nous imaginons un cas hypothétique de trois individus (I1, I2, I3), ayant déjà un certain nombre d’unités monétaire sur leur compte. Afin de préciser l’exemple, j’ai choisi ici de mettre :

  • I1 = 5 000
  • I2 = 10 000
  • I3 = 15 000

(Nous remarquerons donc, que I2 = moyenne, et ce n’est pas par hasard. Le but est bien de simuler le comportement qu’auraient tout type de comptes dans le temps)

   Pour info : 

M–> Masse monétaire (addition de ce que contiennent tous les comptes des individus chaque année)
M/N --> Moyenne (Masse monétaire / Nombre d’individus, ici toujours =3)
DU N-1 --> Dividende Universel = 10 % de M/N (le choix de 10 % sera expliqué plus tard)

Dans les colonnes bleus, nous retrouvons les comptes des individus (I1, I2, I3), mais affichés en nombre de DU de l’année en cours. (Exemple, année 1, I1 a 5 000 sur son compte, soit 5DU, car le DU à l’année 1 = 1 000)

M (DU)–> C’est la masse monétaire mais affiché en nombre de DU.
Somme nulle–> J’ai soustrait la moyenne à tous les comptes, afin que la somme de tous les comptes fassent toujours 0. Dans un souci de clarté et de compréhension mutuelle, nous allons appeler :

  • les colonnes jaunes « Référentiel Quantitatif » , car ils représentent ce qu’ont les individus quantitativement (en nombre d’unités)
  • Les colonnes bleues «Référentiel Relatif », l’affichage est « relatif au DU ».

Chaque ligne du tableau représente une année. D’une année à l’autre , chaque compte est crédité d’un DU de l’année d’avant. (Exple : Année 2 : I1 = 5 000 + DU(année 1) )

A) Changement de référentiel dans l’espace.

Voici les différentes représentations graphiques des comptes des individus sur 80ans.

QUANTITATIF :

Nous observons qu’à cette échelle, les courbes se chevauchent, et ont une forme exponentielle. Nous pouvons voir donc sur les courbes zoomées sur quelques années qu’elle se suivent de prêt. Ceci est logique, car chaque année, 3 DU sont crées et ajoutés sur tous les comptes. Les DU étant une proportion fixe de la masse monétaire (10 % de M/N) tous les ans, plus on avance dans le temps, plus le DU est grand en quantitatif, et donc plus les individus ont un nombre d’unités grandissant qui « tombent » sur leur compte. Regardons maintenant ces mêmes comptes mais en Relatif (en nombre de DU) :

RELATIF :

Nous observons ici quelque chose de remarquable. Nous voyons que les courbes ont une tendance naturelle à converger, et vers la moyenne.

-Nous remarquons de I2 reste à la moyenne tout le temps.
-Nous remarquons que I1, qui avait le moins de monnaie en année 1 commence en dessous et rejoint la moyenne au bout d’une période de temps, ici 40ans.
-Nous remarquons que I3, qui avait plus de monnaie que les autres, lui aussi converge vers la moyenne au bout de 40ans.

Observons ce graphique en un peu plus grand pour se rendre compte de la convergence. (Je rappelle que les comptes des individus sont considérés comme ayant des échanges équilibrés (autant de dépenses que de recettes) ou bien non-utilisés, dans le but d’observer l’effet des DU seulement)

Nous voyons un peu plus ici que la convergence s’effectue de manière continue, et au bout de 40ans.

J’ai ensuite simulé la même chose, mais avec une autre origine, afin d’avoir un affichage à somme nulle.

Il suffit pour le quantitatif, de soustraire la moyenne (M/N) à chaque compte, afin que la somme de tous fasse 0. Concernant le référentiel relatif, il suffit de soustraire (1/c) (et c= 0,1 x M/N). C’est une façon de se rendre compte de la notion de « crédit-débit ». Cela nous permet de voir les « entrées » ou « sortie » d’unités monétaires dans les comptes de chacun, sans tenir compte de leur création de DU. Ce référentiel n’affiche QUE les mouvements d’entrées/sorties de chaque compte. Et ici, étant donné qu’il n’y a pas d’échanges simulés entre les individus, les courbes suivent des lignes horizontales. Cela permet aussi d’afficher les comptes comme dans des systèmes SEL, dans lesquels certains diraient qu’il « n’y a pas de monnaie car quand on ajoute tout, ça fait 0 ! ) Nous voyons ici qu’il ne s’agit bien que d’une différence d’affichage des mêmes phénomènes, et non d’une différence de système monétaire. Il en résulte un problème de la définition du mot monnaie, que tout le monde ne reconnaît pas de la même façon.

Voici les graphiques des comptes en Quantitatif et Relatif à somme nulle.

Quantitatif à somme nulle : Le quantitatif à sommes nulle est l’affichage de la différence entre le montant en quantité d’unités de monnaie et la masse monétaire moyenne (M/N) (Définition donnée par Inso). - Nous voyons donc ici que I2, qui est à la moyenne se retrouve à 0. - Nous voyons aussi que les courbes ne bougent pas car il n’y a pas d’échanges d’unités entre les individus.

Relatif à somme nulle : Le relatif à somme nulle est l’affichage de la différence entre le montant brut et la masse monétaire moyenne relativement au DU. On réalise la différence entre le montant en quantité d’unités de monnaie divisé par le DU et la masse monétaire divisée par le DU.
Le relatif à somme nulle est très proche du référentiel relatif. La création de monnaie par dividende universel fait converger les comptes, mais au lieu de tendre vers le stock de DU moyen, les comptes tendent vers 0. Ce référentiel permet de mesurer les balances des comptes en prenant en compte la création monétaire par le Dividende Universel. (Définition données par Inso)

  • Nous voyons donc ici que I2, qui est à la moyenne se retrouve à 0.
  • Nous remarquons ici qu’il y a une invariance des comportements des comptes entre les référentiels relatif et relatif à somme nulle.

Equivalence entre taxation-redistribution (Revenu de Base (RDB) financé) et création monétaire :

Nous pouvons voir qu’il est possible d’obtenir des résultats similaires par plusieurs procédés.

J’ai donc réalisé une simulation d’un système de taxation, dont la taxe est : Taxe =0.1*(« compte-relatif »+1)/1.1

Le cumule des taxes de tous les comptes constitue la colonne « collecte », et ensuite cette « collecte » est redistribuée sous forme de Revenu De Base (RDB) en 3 parts égales. Taxation-Redistribution. Dans cette simulation, à chaque année, les comptes sont calculés comme suit : compte année 2 = compte année 1 – taxe calculée pour année 1 + RDB (année 1)

J’ai donc juste repris les valeurs de la première année des comptes en relatif : I1 = 5 I2 = 10 I3 = 15 auxquelles j’ai appliqué la taxe pendant 80ans.

Voici le résultat graphique :

Nous remarquons donc ici que les comptes évoluent de la même façon qu’avec la création d’un DU.

Si nous taxons tous les comptes avec un pourcentage des comptes exprimés en DU (donc en % de M), et que nous redistribuons la même chose à tout le monde, nous pouvons voir qu’il se passe la même chose que si nous créons de la monnaie pour tout le monde. Ceci est un point important, car il nous permet de comprendre qu’il existe plusieurs actions possibles si notre volonté est de « redistribuer » la monnaie entre tous les membres d’une économie.

-Cela est possible par création monétaire, en créant une proportion de la masse monétaire, que l’on distribue à tous (ou bien co-crée par tous).
-Cela est possible en appliquant une taxe, donc en prenant plus aux plus riches et en redistribuant de manière égale à tout le monde.

Nous pouvons résumer cela avec un exemple encore plus simple :

-A possède 9 000
-B possède 1 000

—> A = 9 x B

Créons 1 000 (10%M) pour A et B.

-A possède 10 000
-B possède 2 000

—> A = 5 x B

Il suffit de répéter l’opération à chaque création monétaire. Entre ces différentes actions possibles, laquelle nous serait la plus Simple à réaliser ?

COMPARAISON DES 4 REFERENTIELS :

Il est quand même assez intéressant de voir que les mêmes phénomènes, sont visibles d’un point de vue différent, et selon le point de vue CHOISI par l’observateur, les conclusions peuvent différer du tout au tout. Ces 4 graphiques représentent la même chose, c’est à dire l’évolution des comptes de 3 individus, qui co-créent chaque année un DU, qui est TOUJOURS égal à 10%M. Et selon le référentiel dans lequel il décidera de voir l’évolution des comptes, Emmanuel Macron par exemple pourrait dire des choses différentes :

  • En quantitatif : « Ah mais si on crée de la monnaie tout le temps, comment on va faire ? Car il y aura de l’inflation c’est sûr ! Et en plus, étant donné que le but numéro 1 de la BCE est de lutter contre l’inflation, alors nous ne pouvons mettre en place un système de DU !

  • En taxe : « Bon bah là, étant donné que la masse monétaire reste stable tout le temps, on est sûr que l’on aura pas d’inflation à cause de ce système de DU. Mais par contre, il est hors de question de prendre aux riches pour donner aux pauvres ! Vous vous rendez compte ? Ils vont tous partir de France !! Et qui va investir ? Hein ? Et si on ne fait pas de crédit, si on ne fait pas appel aux marchés financiers et aux investisseurs, que va-t-il se passer ? »

  • En relatif : « Attendez, mais on crée quand même de la monnaie tout le temps, mais la masse monétaire ne bouge pas ? Et puis tout le monde voit ses comptes converger vers la moyenne alors qu’on ne prend à personne ? Pas bon pour les 1 % !!

    Nous aurons bien compris ici, que sans avoir fait un choix préalable et réfléchi sur le référentiel choisi pour afficher sa monnaie, les conclusions que l’on en tire peuvent être grandement remises en question, et légitimement, par n’importe quel individu préférant un autre référentiel .

    Réglons ce problème tout de suite, avant de commencer à faire des pronostiques dignes d ‘IFOP sur l’ économie.

    Quel est le référentiel que vous voulez utiliser pour exprimer la monnaie ? Pourquoi ?

Une fois ce choix fait en connaissance de causes, alors nous pouvons commencer à discuter des pronostiques de chacun.

B) Simulation d’échanges monétaires entre individus, dans un système à Dividende Universel.

(Affichage en Relatif des comptes des individus, avec échanges)

Ici j’ai simulé 4 échanges importants entre les individus.

-Année 10 : I3 transfère de la monnaie à I2
-Année 18 : I3 transfère à nouveau de la monnaie mais à I1
-Année 46 : I1 donne de la monnaie à I3
-Année 73 : I1 donne à I3.

Ce que nous pouvons observer, c’est que chaque transaction monétaire se fait « oublier » en 40ans. I2 par exemple, reçoit de la monnaie à l’année 10 et reviens à la moyenne vers l’année 50. Nous pouvons voir aussi que la convergence vers la moyenne s’effectue de la même manière, que l’on soit au dessous ou au dessus de celle-ci.
I1 est en dessous de la moyenne jusqu’à l’année 18, à laquelle il reçoit de la monnaie. Se retrouvant au dessus de la moyenne, il entame donc une convergence qui mettra 40ans à arriver.

Nous remarquerons aussi qu’il est toujours possible de s’éloigner de la moyenne, et ce, même à l’année 73.

Les individus, vous et moi, ne naissons pas tous au même moment, et ne prenons pas des décisions au même moment non plus, ce qui fait que si nous cherchons à être égaux, alors il serait peut-être intéressant de trouver une manière d’être égaux face à la monnaie, et dans le temps.

Nous ne mourons pas tous au même âge non plus. Nous avons une espérance de vie limitée. Ici, peu importe la date à laquelle une transaction se passe, elle est « oubliée » au bout de 40ans. C’est une propriété mécanique d’un système monétaire à Dividende Universel.

C) Changements de référentiels dans le temps : remplacement générationnel.

J’ai simulé ici le même tableau mais avec 20 individus, et sur 160 ans. Les 10 individus présents au départ meurent un par un, tous les 8ans, et sont remplacés par des nouveaux entrants.

QUANTITATTIF

Nous voyons donc ici les courbes qui se superposent, et nous voyons les morts qui du coup, restent aux même niveau une fois morts. Ceci est logique, nous regardons les évènements en quantitatif.

RELATIF

Ce que nous observons ici, depuis ce point de vue c’est que les individus entrent et sortent de la monnaie, en étant traités de la même façon par le système monétaire .

La descente d’escalier est présente car j’ai finis l’expérience dans le temps, et donc les derniers membres meurent sans être remplacés. Cela change donc le nombre d’individus et donc le montant du DU. (Cette question sera abordée plus tard, car une solution existe pour lisser dans le temps le changement du nombre de membres.—>voir formule DUĞ) On peut néanmoins remarquer que les « marches d’escaliers » n’empêchent à aucun moment la convergence mutuelle vers ce qui devient la nouvelle moyenne lorsqu’il y a changement du nombre (N).

Voici l’évolution mécanique, vue en relatif au DU, que suivront tous les comptes des individus participants d’une monnaie à Dividende Universel. Ceci de manière entièrement mécanique et sans effectuer aucun échange.

Ce que l’on peut voir, c’est que cette courbe est répétée pour tous les nouveaux arrivants qui ont un mouvement de convergence, qui s’opère au bout de 40ans dans la monnaie. Lors de la mort des individus, ils ne créent plus leur DU, et donc on voit que leur « stock monétaire » vaut de moins en moins par rapport au total de la monnaie, et donc leur stock apparaît comme étant fondant par rapport au total. Ce qui est important ici, c’est que depuis ce référentiel (le DU, prenant en compte M ET N) c’est un système symétrique dans le temps, car il n’y a pas de différence de traitement des individus, qu’ils rentrent à l’année 0, 54 ou bien 10487.
Prenant conscience que nous sommes des êtres humains, que nous avons une espérance de vie limitée à 80ans actuellement, et que nous ne choisissons pas où ni quand nous naissons, nous pouvons alors vouloir utiliser une monnaie qui fait entièrement fi de ces paramètres dans le but de traiter de manière équivalente TOUS les êtres humains participant de cette monnaie.

Dans ce cas, il y a juste à vouloir utiliser une monnaie à Dividende Universel, et de l’afficher et de l’exprimer en « Nombre de DU » et non en quantitatif. Il ne tient qu’à nous d’agir de la sorte. Mais il faut déjà l’envisager.

Pour aller un peu plus loin sur ces questions de choix de référentiels, j’ai collecté les données suivantes :

-Cours de l’argent en $ (1975 - 2016)
-Taux de change Euro/Dollar (1990 - 2016)
-Données masse monétaire Euro (fichier creationmonetaire.info, ou source) (2000 - 2016)
-Données du RMI/RSA (1988 - 2016)
-Evolution du prix en € du m² immobilier en île de France (1991 - 2016)

Nous avons vu qu’il était possible d’afficher les mêmes phénomènes mais sous différents points de vue.
Au même titre que pour les comptes, ici nous affichons tous ces prix en quantitatif Euros. Nous pourrions très bien penser que le référentiel quantitatif euro n’est pas adapté à la réalité observée et ne nous rend pas compte de ce qu’il se passe, et décider d’afficher ces différentes valeurs depuis d’autres points de vue.

Voici les prix du mètre carré à Paris (immobilier), celui de la baguette de pain ainsi que celui du bitcoin, exprimés en Euro.

RAPPEL, il ne s’agit pas ici d’une étude se voulant scientifique. Les données recueillies ici peuvent être contestées, il ne s’agit ici seulement d’un exercice entièrement personnel, dans le but d’insister sur les possibilités différentes d’interpréter des données, et de se poser des questions sur les référentiels utilisés. De plus, les échelles des graphiques sont constamment adaptées pour favoriser les comparaisons relatives des valeurs entre elles. Les courbes sont disponibles dans le fichier tableur (version LibreOffice)

Que constate Emmanuel Macron ? Que le prix de l’immobilier monte depuis 1991 ? Que celui de la baguette de pain a baissé de 1991 à 1997 puis qu’il a remonté ? ET que celui du bitcoin a stagné et subitement monté en 2012 ?

Prenons le cas de l’immobilier en IDF par exemple. Qui dit qu’il monte ? Qui dit qu’il baisse ? Moi je dis que ça dépend !!

Cette courbe nous donne donc l’évolution du prix du mètre carré en IDF, exprimé en pourcentage de la masse monétaire Euro (M)

Cette courbe signifie donc que l’accroissement de quantité monétaire (création monétaire) a été plus rapide que la montée quantitative des prix de l’immobilier en Euros. Donc le prix de l’immobilier exprimé en % de la masse monétaire (M) baisse.

Alors m’sieur Macron, pendant combien de temps allez-vous maintenir vos analyses économiques ?
Moi je constate ici que le prix de l’immobilier a baissé depuis 2003. !! Donc comment ça se fait qu’avec les mêmes chiffres, nous n’ayons pas les mêmes résultats ?

Ci dessus, l’évolution du prix de l’immobilier en IDF depuis 1991, mais exprimé en 3 unités de mesure différentes :

  • En RSA
  • En once d’argent
  • en Dollars

Ou alors ceci :

J’en conclus quand même que ceux qui ont acheté des bitcoins ou bien des onces d’argent, et qui ont acheté leur logement parisiens avec ça on constaté une baisse drastique des prix ces 10 dernières années.

Ce n’est pas trop la crise en fait.

Le relativité des points de vue est aussi d’actualité sur les mesures que l’on effectue en économie. Le choix d’un référentiel précis afin de faire les mesures les plus précises, est primordial en science.

Est-ce pertinent, pour des humains voulant essayer de trouver un systèmes monétaire juste, et qui ne lèse aucun individu dans l’espace et dans le temps, de choisir le référentiel quantitatif ?

Au même titre qu’à l’époque de Galilée, si on nous propose de voir les choses depuis un autre référentiel c’est toujours très compliqué. Même si Galilée nous disait qu’il était plus simple de prendre le soleil comme point de référence pour expliquer le mouvement des planètes, car le mouvement de ces dernières dessinaient des élipses beaucoup plus simples à comprendre et interpréter depuis ce point de vue, les dogmes consistants à penser que la Terre était au centre de tout prédominaient et annihilaient des esprits critiques.

Aujourd’hui, Monsieur Macron nous explique, du point de vue de sa « Terre » économique, que c’est la crise et exprime tous les prix en Euros, et en quantitatif, alors que depuis un « soleil » économique, nous pouvons voir beaucoup d’autres choses, et les analyser différemment.

Pouvons nous dire de manière absolue que c’est le train qui bouge ou bien que c’est le quai qui bouge ?

Pour ma part, je pense effectivement que la monnaie est une unité de mesure de la valeur, et qu’elle devrait être basée sur l’humain, qui est par essence l’élément clé de toute économie. Sans humain, il n’y a plus d’économie. Ce qui n’est vrai qu’avec l’humain, et avec aucune autre valeur économique.

La monnaie est une valeur économique comme une autre, car il est possible d’acheter un poulet en donnant de la monnaie, ou bien en donnant autre chose de valeur estimée équivalente par les protagonistes (once d’argent, bitcoin, baguette de pain). Le truc c’est qu’il faut que les unités monétaires utilisées par tous soient comprises de la même façon par tous.

La masse monétaire d’une économie représente donc l’ensemble des choses “qui valent” dans une économie.

Il est possible de faire quelques expériences de pensée:

-Imaginons deux économies fictives (A et B) que l’on voudrait comparer.
Imaginons-les similaires en tous points SAUF que dans A, la masse monétaire est de 100, et dans B la masse monétaire est de 1 000.
Il est facilement compréhensible qu’un individu possédant 1 unité monétaire dans l’économie A aura un pouvoir d’achat effectif plus grand dans l’économie A qu’un individu possédant 1 unité dans l’économie B, dans l’économie B. La masse monétaire représentant TOUS CE QUI VAUT, alors dans l’économie A quand on possède 1 unité, nous pouvons acquérir 1% de ce qui vaut, alors que nous ne pouvons acquérir que 0,1% de ce qui vaut dans l’économie B.

–> Première conclusion, nous avons besoin d’avoir l’information de la masse monétaire afin de comprendre ce que représente une unité monétaire en valeur. —> M

-Imaginons ensuite deux économie fictives (C et D). Cette fois-ci, elles ont la même masse monétaire de 1000 SAUF que dans l’économie C, il y a 10 personnes, et dans l’économie D il y a 100 personnes (il y a donc 10 fois plus de valeur de crées dans D, les individus étant les seuls créateurs de valeur, et la valeur étant relative à chacun).
Nous voyons bien ici que la masse monétaire étant similaire dans les 2 économies représente toujours “tout ce qui vaut” mais il y a plus de choses qui potentiellement valent dans D que dans C. Donc 1 unité dans C représente 10 fois moins potentiellement qu’1 unité dans D.

–> Seconde conclusion, nous avons besoin de savoir le nombre d’utilisateurs de la monnaie afin de comprendre ce que représente une unité monétaire en valeur réelle, crée par les humains de cette économie. —> N

Le DU, étant un pourcentage de M/N apparaît comme étant un référentiel correspondant plus à la réalité d’une économie basée sur les humains, dans laquelle il est assumé que seul le travail humain produit de la valeur, et seul l’être humain (l’individu humain) est capable de manière entièrement relative d’estimer ce qui est valeur ou pas.

Messieurs dames les propriétaires d’immobilier dans la région Ile De France, je pense que que ce graphique va vous plaire. Vous allez probablement vous dire qu’il aurait fallu acheter des Bitcoins en 2010…

Mais pas de panique, vous pouvez dès maintenant vous inscrire à la monnaie libre Ğ1, première crypto monnaie à Dividende Universel

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